Ostéopathie

LIVE #1 : Comment se réapproprier sa féminité ?

Le 30 Apr 2020    |    0 Commentaires    |

LIVE #1 : Comment se réapproprier sa féminité ?

// 15.04.20 en direct avec Charlotte Bache @lenid.sacre.decharlie //

 

Passionnée par la féminité, la maternité et la périnatalité. Elle accompagne les femmes à vivre en conscience ces étapes de vie.

 

Avant de parler maternité, je souhaite ouvrir ce programme avec la féminité afin de re-découvrir le précieux de la femme et aider à aimer la femme que nous sommes.

Notre échange s’articule autour de la question : comment se réapproprier sa féminité ?

 

 

 

Qu’est ce qui t’a motivé à entreprendre des formations pour accompagner les femmes ?

C.B : À la fois j’ai été passionnée pendant mes études par le programme de gynécologie et pédiatrie. À la fois, petite je voulais être pédiatre. Il m’est difficile en ce moment de me définir derrière le mot ostéopathe. Alors je me suis questionné : comment dans mon métier pourrais-je m’investir aux cotés des femmes et durant leur grossesse ? Puisque ma mission c’est d’être présente avec elles.

 

Aujourd’hui, je vois un éveil des consciences. Et je note un éveil du féminin au travers de questionnement, et de demandes plus nombreuses telles que des rencontres, ateliers, cercle de femmes…

Est-ce que toi aussi tu remarques une prise de conscience autour de toi, et dans ton cabinet ?

C.B : Oui, au travers de mes amies, patientes et collègues. Il y a de plus en plus d’offres et si il y a autant de thérapeutes qui entreprennent ces ateliers c’est bien qu’il y a une demande.

Quelles types de difficultés peuvent-elles rencontrer ?

C.B : Les expériences de grossesse et maternité amènent la femme à se reconnecter à sa féminité. Concrétiser un désir d’enfant, porter la vie, rééduquer son périnée, refermer la porte de notre intimité, retrouver une sexualité, sont de grands catalyseurs qui nous permettent de reprendre notre place dans notre corps de femme.

 

De belles choses se sont accomplies. Maintenant, on veut encore soulager le poids de nos valises, de nos croyances limitantes. Se libérer de cette transmission de la soumission qui a impliqué un « passage en force » de la part des femmes pour se faire respecter. Dans cette continuité, une exigence envers soi-même s’est installé avec la notion de devoir, multiplié par des « il faut que ».

Dans ce processus, on ne s’écoute pas, on va plus vite, et lorsque l’on se respecte peu, on a cette tendance à fermer notre coeur. Ce qui entraine de la dureté et de la rigidité chez la femme et entre les femmes.

Il me paraît essentiel de retrouver cette douceur au quotidien. Alors en s’accueillant, en se déposant dans son corps on écoute enfin notre petite voix intérieure, et tout notre être qui dit OUI ! On comprends nos besoins qui changent, évoluent, parce qu’on revient à notre nature cyclique. La femme est bien sur rythmé par des cycles tout au long de sa vie.

Pourquoi aider les femmes à se reconnecter à leurs cycles ?

C.B : Les droits qu’on a actuellement en tant que femme, on ne les a pas toujours eu. On c’est battu pour avoir cette place et on aurait jamais du. Il y a quand même une grosse injonction sociale et morale sur la femme qui est celle ci : elle doit être cette « wonder woman ». Alors, nous les femmes ont à aussi à comprendre que faire des choix, c’est les assumer au moins avec nous-même et savoir pourquoi on les fait, sans être parasité par ce que les autres pensent. À ce moment là, les cycles peuvent être vu comme un cadeau et non un fardeau. Et nous pouvons transformer cette héritage.

 

Une femme qui s’interroge, c’est une femme qui cherche à s’offrir la possibilités de vivre les choses différemment sur sa féminité et sa maternité. 

Quelles nouvelles possibilités t’es tu accordé pour vivre encore mieux ta féminité ? Quels outils, quelles méthodes peut-on proposer aux femmes pour révéler leur féminité ?

C.B : J’avais beaucoup de symptômes. Je devais sortir de ma zone de confort. Ma première démarche a été cette prise de conscience où je n’étais plus en accord avec moi. Tous ces verrouillages me déconnectaient de mon corps et de mes cycles notamment. Je me suis guérie en allant chercher le soutien des femmes en général, pour éclairer mon propre féminin.

Illustration Emma Solman @emmajane.jpeg
Illustration Emma SOLMAN @emmajane.jpeg

J’accorde une place prépondérante au corps dans mon métier en ostéopathie et en hypnose. Lorsque le patient présente des blocages physiques ou émotionnels, je l’encourage à redescendre dans sa matière afin de faire circuler à nouveau cette énergie de vie. Se réapproprier sa féminité, passe par se connecter à son corps, à sa sexualité. J’invite les femmes à aller à l’intérieur de leur intimité, leur anatomie, physiologie. Leur utérus tout simplement. La femme représente la douceur, la fluidité, l’ouverture mais vigilance à la toute puissance, l’hyperpuissance, hyperféminité, hypersensible qui pourrait faire disparaître notre part de masculin.

Quelle est notre part de masculin ?

C.B : Les femmes sont fondamentalement différentes des hommes, physiquement, biologiquement, hormonalement, donc on ne peut pas avoir les mêmes rythmes. Agir de manière identique n’a pas de sens. Et opposer complètement le féminin et le masculin n’est pas juste non plus. En anatomie comparé par exemple, on voit à quel point on est similaire MAIS que l’on s’exprime différemment. Chez l’homme c’est externe, chez la femme c’est interne.

Sur le plan énergétique, je dirais que l’on est 100 % femme et 100 % homme comme on est à 100 % un corps et à 100 % une âme.

C’est important d’aller harmoniser et guérir les deux. Cette reconnexion à notre féminin passera forcément à un moment donné, par l’acceptation de notre masculin et notre relation avec les hommes. Ce sont deux aspects antagonistes mais complémentaires.

Plutôt que de parler d’égalité, évoquons la complémentarité hommes-femmes.

 

Se reconnecter à son corps, c’est aussi se réapproprier les connaissances de son propre corps, sans déléguer à celui qui saurait mieux que soi : un professeur, un médecin, un thérapeute, un partenaire… Pour éviter un autre rapport déséquilibré entre celui qui sait et celle qui ignore.

Dans ta pratique, comment aides-tu les femmes à se réapproprier leurs corps ?

C.B : Je les amène dans leur ressenti. Par exemple, en faisant sentir à mes patientes une huile essentielle choisis au hasard et sans savoir laquelle est-ce. Je les incite à ré-habiter leurs corps, remettre du dialogue et de la connexion en parlant avec leurs symptômes. Qu’est ce qu’il vient me dire ? Il m’empêche de faire quoi ? Alors pourquoi je me bloque ? Une douleur est toujours un message. Je l’accueille et je plonge dedans.

Je leur conseille de l’ostéopathie, de la visualisation, du mouvement. 

Je les aide à se reconnecter avec leur propre capacité d’autoguérison et de régulation. Si c’est en vous, vous avez les moyens de faire changer les choses pour vous. Reprendre son pouvoir sur soi et non pas sur les autres.

 

S’aimer dans son corps de femme c’est se respecter et se valoriser. Se valoriser, c’est d’une part observer « tout ce que j’ai déjà accompli », être reconnaissante et le célébrer. D’autre part, c’est accueillir les espaces où « je ne sais pas, je ne sais pas faire, où je suis en difficultés ». Pour valoriser ma puissance, je valorise aussi ma vulnérabilité.

De quoi as-tu besoin pour que ta puissance rayonne ?

C.B : Rayonner avec son féminin c’est être épanouie dedans, et le transmettre. Pour ça il faut être aligné dans son corps en faisant la paix avec lui. De mon côté, j’ai du trouver un alignement professionnel et personnel. J’ai travaillé cette féminité dans mon travail. Aujourd’hui, c’est notable, depuis le départ, 90 % de ma patientèle sont des femmes avec des parcours tous différents. Le fait qu’elles soient venues à moi a été un miroir de ce que je devais travailler à l’intérieur de moi. Elles m’ont remise à ma juste place. J’ai maintenant à coeur de leur transmettre mes connaissances. Quand je suis avec une femme je me sens utile. Mon autre désir, c’est celui d’être aligner avec mes besoins profonds qui nécessitent un ajustement constant.

Habiter son corps partout inclut aussi être présente toute entière jusqu’à sa sensualité, aux portes de son intime.

 

Référence: Josée-Anne SARRAZIN - https://www.joseeannesc.com
Illustration Emma Solman @emmajane.jpeg
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